Après plus de deux semaines de grève sur la ligne RER A, suite à un appel de la... et oui vous l'aviez deviné, un appel de la CGT, le calvaire cessera définitivement demain lundi 28 décembre. Bien sûr, le service minimum a parfaitement fonctionné, mais faut dire qu'ils nous auront bien cassé les couilles les cheminots.
Je souhaite m'attarder ici sur l'exemplarité de cette grève, et les enseignements à en tirer.
La revendication était simple : 120 euros de plus par mois pour chaque salarié. Les réponses de la direction, en la personne de Pierre Mongin, et du gouvernement, en la personne de Dominique Bussereau, furent exemplaires : "Vous n'aurez rien, bande de communistes !". La direction n'a pas plié, ou très peu : une maigre prime supplémentaire de 80 euros, indexée sur la ponctualité de la ligne.
Cette bonne vieille CGT n'est pas satisfaite, ses miliciens non plus, mais qu'importe : ceux-là sont habitués à avoir la direction à l'usure, mais cette fois-ci, la direction les a eu à l'usure. Les cheminots reprennent le travail, pour des raisons financières, nous disent-ils.
Voici là l'enseignement majeur de cette grève : il faut plus de deux semaines de grève à un cheminot pour qu'il commence à s'inquiéter de ses revenus. Dans ces conditions, une augmentation de 120 euros n'est-elle pas exagérée ?
La CGT nous le promet :
"Les organisations syndicales vont se rencontrer en début d'année car la situation ne permet pas de reprendre le travail dans des conditions correctes."
Une bonne blague, finalement.
Lien permanent : Grève RER A : un exemple - Press-Start.org
Tags : ratp, cgt
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